Paroles

Comme une girouette

Paroles & Musique : Claire Sabbagh

Jonathan, tu m'as attirée à toi comme un aimant
Jonathan, tu m'as laissée croquer ta pomme d’Adam
Insouciant, enivrant, avec toi je me laissais aller
J'avais le temps, tout le temps, Jonathan...

Raphaël, tu étais le genre de personne si fidèle
Raphaël, tu te donnais au maximum pour ta belle
Romantique, nostalgique, et nos longs baisers sous la tonnelle
lune de miel, éternelle, Raphaël...

Mademoiselle je vais je viens
Dans ce pèle mêle quotidien
Je m’emmêle un coup pour rien
Une pirouette le matin
sous ta couette je reviens
Comme une girouette
Je me sens bien !

Timothée, pour moi tu incarnais un homme de beauté
Timothée, toutes ces femmes m'ont rendue lionne enragée
Oubliée, délaissée, finalement je me suis effacée
trop lassée, avec toi, Timothée...

Jean Robert, vous répétiez que j'étais bonne à tout faire
Jean Robert, j'avoue j'en suis devenue conne à vous plaire
La jarretière de grand mère que vous me suppliez de porter
Pour vous plaire, j’acquiesçais , Jean Robert...

Jonathan s'est éclipsé
dans les bras de Timothée
Ils ne m'ont pas invitée
Jean Robert et sa jarretière
ont rejoint la vieille grand mère
je suis partie changer d'air

Sébastien, j'ai retrouvé ton téléphone ce matin !
Sébastien, allez décroche quand je te sonne mon lapin
Oui je sais, j'ai tardé à t'appeler pour te dire où j’étais
Réponds moi, s'il te plaît, Sébastien...

Frédéric, je sais ce n'est pas une très bonne technique
Frédéric , mais aujourd'hui il faut qu'on communique
oublions, reprenons comme si rien ne s’était arrêté
Pour ta femme je te laisse lui parler

Toutes les fleurs de mon jardin
je les sème sur mon chemin
je les aime sans lendemain
Une pirouette le matin
sous ta couette je reviens
Comme une girouette

Coquelicot

Paroles: Claire Sabbagh
Musique: Marie Daviet

Comme un grand courant d'air
tu n'as pas pas prévenu
Une claque, un revers
le jour de ta venue
Tes pensées sont ailleurs
On ne te saisit pas
Ton regard se pose
sur ce qu'on ne voit pas

Tes yeux qui papillonnent
et se posent au hasard
sur une plume qui s'envole
Un enfant qui rigole
Et du bout de tes doigts
tu tournes une brindille
tu l’emmènes avec toi
parfois tu la mordilles

Je t'appelle Coquelicot
fragile et solitaire
Toi mon petit frérot
que le vent vient distraire
Dans ta bulle secrète
je voudrais me hisser
Trouver les milles cachettes
où s’abritent tes pensées

Tu n'es pas dans la norme
Tu ne ressembles à personne
On te range dans une case
qui t'enferme, qui t’écrase
Ces regards de pitié
Ces visages détournés
Tu les connais par cœur
et tu n'en n'as pas peur

Toi, tu aimes tellement rire
que souvent tu m'entraînes
Dans tes plus grands délires
Tous les deux on s'y perd
Dans la torpeur des mots
dans la raideur des gestes
tu nous souffles les codes
pour pouvoir t'approcher

Je t'appelle Coquelicot
fragile et solitaire
Toi mon petit frérot
que le vent vient distraire
Dans ta bulle secrète
je voudrais me hisser
Trouver les milles cachettes
où s’abritent tes pensées

Je t'appelle Coquelicot
fragile et solitaire
Toi mon petit frérot
que le vent vient distraire
Cette bulle, ce mystère
dans notre ultime étreinte
Tu es parti avec
te reposer plus loin...

De Tout et de Rien

Musique : Claire Sabbagh
Paroles : Pol de Groeve

Je vends
Des lits, des hamacs
Du riz, du cognac
Made in Brésil
Je vends
Des tasses et des mugs
Des crasses et des bugs
De l’an 2000
Je vends
Des armes de poing
Une meule de foin
Et son aiguille
Je suis, Je suis
Le marchand de tout et de rien

Je vends
Des modes d’emploi
Pour tirer à soi
La couverture
Je vends
Une gloire immédiate
Avec audimat
De bonne facture
Je vends
Chantant vos mérites
Des éloges en kit
Faits sur mesure
Je suis, Je suis
Le marchand de tout et de rien

Approchez, Messieurs, Mesdames
Chers amis, chers clients
Jetez un œil aux réclames
De mon dépliant
Approchez, soyez sans crainte
Imposez votre empreinte
C’est la nouvelle loi des hommes
On consomme, on consomme
On consomme, on consomme

Je vends
Des trucs à la mode
Des Da Vinci Code
A toutes les sauces
Je vends
Des téléviseurs
Pour voir à toute heure
La vie en rose
Je vends
L’éternelle jeunesse
Des lots de boules Quiès
Des overdoses
Je suis, Je suis
Le marchand de tout et de rien

Je vends
Pour qui en voudrait
Des vies au rabais
A moitié prix
Je vends
Des coups de poker
L’ultime joker
Du dernier cri
Je vends
Pour les malchanceux
Un très bel adieu
Sans pleurs ni bruit
Je suis, Je suis
Le marchand de tout et de rien

Approchez, n’ soyez pas chiches
Préparez votre argent
Moi, je ne prête qu’aux riches
Aux pauvres je vends
Approchez, c’est l’occasion
De dorer son blason
N’oubliez pas qu’ici bas
On est ce que l’on a
On est ce que l’on a
On est ce que l’on a.

Je vends
Le client est roi
Sûr que j’ai de quoi
Vous satisfaire.
Je vends
Y’a qu’un truc loufoque
Que j’ai plus en stock
La marche arrière
Je l’ai rayée de la liste
Soyons réalistes
C’est bien trop cher
Je l’ai rayée de la liste
Soyons réalistes
C’est bien trop cher.

En suspension

Paroles et musique : Claire Sabbagh

Mon cœur dans les cartons
Mon corps comme du coton
Tout est prêt sur le perron
fixé au scotch marron
On aimerait tout arrêter
Que le temps ne soit plus compté
Profiter, jamais se quitter

Mon cœur dans un avion
Mon corps en suspension
On dit que c'est fragile
Un amour en exil
On aimerait tout arrêter
Que le temps ne soit plus compté
Profiter, jamais se quitter

Restons accrochés à ce long fil
Évitons de tout mettre en péril
Gardons espoir
En notre histoire
Une romance fragile
Amour en exil

Mon cœur qui se lamente
Mon corps qui s'impatiente
Et je compte les jours
J'attends l'heure du retour
Les mois les années sont passées
Vient temps de se retrouver

Je me souviens

Paroles & musique:Claire Sabbagh

Je me souviens d’un long voyage
Nous avalions les paysages
Le ciel changeait souvent d’humeur
Et les images de couleur.

Par flash les poteaux électriques
Semblaient faire battre une musique
Et dans ce rythme syncopé
Tranquille je me laissais bercer.

Et les collines lancinantes
Tout au fond suivaient la cadence
J’étais bercée par cette danse
C’était comme une réminiscence.

Parfois un train passait d’un coup
Je n’y voyais plus rien du tout
Ma musique était en suspend
Je la perdais juste un instant.

Le wagon semblait survoler
Les grands tapis de champs de blé
Et la mitraille des oliviers
Comme un refrain qui revenait.

Contre la vitre mon visage
Se reflétait dans les nuages
Et je traçais du bout du doigt
Son prénom sur le paysage.

Le train ralentissait l’allure
La cadence se fit moins sûre
Les arbres jetaient leurs ombrages
Je me souviens d’un long voyage.

La fuite

Paroles & Musique: Claire Sabbagh

Tu me dis que je dois partir
Que ce n'est pas une simple affaire
Dans quelque temps ce sera pire
Je dois laisser faire et me taire
Je les observe, je les vois faire
Parfois j'en ai la chair de foule
Des dames blanches debouts qui s'affairent
Et qui me font tourner en boule.

Tu me dis que je suis bien ici
Je ne sais même plus où je suis
Suis-je en septembre ou samedi ?
En septembre ou samedi?
On m'a laissé dans ce terminal
Parée pour mon ultime envol
Je perds les plombs je pète les pédales
Au milieu de ces camisoles

Dans ces défilés incessants
De pions et de fous impatients
Je sens souvent passer le temps
Dans ces défilés incessants
De pions et de fous impatients
Je fais semblant, je fais semblant...

Je cherche un peu mes mots
Et je me mélange les pincettes
J'ai la mémoire plus bien étanche
J'ai la passoire qui flanche

Tu me dis ….quoi déjà mon chéri ?
J'ai de la fuite dans les idées
(de la fuite dans les idées)
Mais avec toi je n'ai plus peur
Tu es mon instant de survie
Et quand pour moi ce sera l'heure

La poupée

Paroles et Musique: Claire Sabbagh

Depuis que je suis née, je mène ce train là
Je ne me plaignais jamais, aujourd'hui je suis lasse
de cette vie de foire, que je n'ai pas choisie
Laissez moi vous conter, l'histoire de ma vie.

Du haut de mes centimètres, 18 exactement
on me vend, on m'achète depuis la nuit des temps
J'ai le cou élancé, j'ai le mou naturel
Fidèle demoiselle, je suis universelle

Je dédie ma chanson à celles qui comme moi n'ont pas eu trop le choix
de prendre d'autres voies, que cette vie de foire, moi le jouet bonne poire
J'aimerais parfois m'enfuir, loin de ces sans quenottes, ne plus avoir la cote
J'aimerais parfois leur dire « Assez j'en ai ras l'bol, lâchez moi les guibolles! »

Souvent l'on me mordille un petit bout d'oreille
comme ça pour le plaisir, pour trouver le sommeil
je ne suis pas masochiste, j'assouvis les plaisirs
de ces tendres gencives que ma plastique attire

Je vois déjà venir quelques propositions
qui pourraient venir nuire à ma réputation
A trop peigner mon cou vous perdez votre temps
Je suis en caoutchouc alors restons distants

Je dédie ma chanson à celles qui comme moi n'ont pas eu trop le choix
de prendre d'autres voies, que cette vie de foire, moi le jouet bonne poire
J'aimerais parfois m'enfuir, loin de ces sans quenottes, ne plus avoir la cote
J'aimerais parfois leur dire « Assez j'en ai ras l'bol, lâchez moi les guibolles! »

Je connais toutes les langues de la douce à la rêche
Je fais saliver le monde, du berceau à la crèche
Je suis souvent trempée mais j'ai bon caractère
Si l'on vient me presser, je couine un petit air

Et parfois c’en ai trop, je craque je vous assure
Dormir avec l'ourson que j'peux plus voir en peinture
Ou passer en machine et puer la soupline
j'ai le caoutchouc qui fume, je fais la triste mine

Je dédie ma chanson à celles qui comme moi n'ont pas eu trop le choix
de prendre d'autres voies, que cette vie de foire, moi le jouet bonne poire
J'aimerais parfois m'enfuir, loin de ces sans quenottes, ne plus avoir la cote
J'aimerais parfois leur dire « Assez j'en ai ras l'bol, lâchez moi les guibolles! »

A Sophie.

Le funambule

Paroles et Musique: Claire Sabbagh

Il marche les yeux fermés
Il se laisse guider
Sous les yeux écarquillés
Des spectateurs fascinés
Il marche les yeux fermés
N'a pas peur de tomber
Sur ce fin fil d'acier
Où il vient poser ses pieds

Comme en apesanteur
Tout est dans la lenteur
Et ses gestes de danseur
Nous laissent admirateurs
Comme en apesanteur
Perché dans les hauteurs
Il glisse tout en douceur
Sans aucune frayeur

Regard sur l'horizon
Aucune appréhension
Il avance, il recule
Il déambule
Regard sur l'horizon
Aucune appréhension
Jamais il ne bascule
Le funambule

Du haut de son perchoir
Il dompte le hasard
Sur le fil du rasoir
Où tout est blanc ou noir
Sur sa vie il défile
Il est là, invincible
Si sûr, si fragile
Sur sa corde sensible.

Regard sur l'horizon
Aucune appréhension
Il avance, il recule
Il déambule
Regard sur l'horizon
Aucune appréhension
Jamais il ne bascule
Le funambule

On a peur d'avancer
On tâtonne du pied
Devant c'est l'inconnu
Derrière du déjà vu
Ne pas accélérer
De peur de chuter
On voudrait bien voler, voler, voler…

Marchons les yeux fermés
Et laissons nous guider
Comme il nous l'a montré
Du haut de ses sommets
Regardons l'horizon
Et sans appréhension
Traçons notre chemin
Sans peur du lendemain

Regard sur l'horizon
Aucune appréhension
Il avance, il recule
Il déambule
Regard sur l'horizon
Aucune appréhension
Jamais il ne bascule

Papier glacé

Paroles et Musique: Claire Sabbagh

Une théière d'argent
sur un ½ queue blanc
Une table laquée
et des rideaux chinés

Un vrai vase chinois
sur un guéridon noir
Un canapé tout cuir
où l'on voudrait dormir

Une grande baie vitrée
sur jardin ombragé
Un parfum très léger
de produit ménager
Excentric, crazy, cosy, chic!

Catalogue en papier glacé
prêt à porter, prêt à rêver
catalogue en papier glacé
zéro défaut, tout est parfait
catalogue intérieur parfait
prêt à payer, à consommer

Un sol en céramique
c'est chic et c'est rustique
Et des stores électriques
c'est beau et c'est pratique

Un miroir doré
une vieille cheminée
Un bouquet d'orchidées
qui ne fane jamais

Et sur le canapé
une étole froissée
élégamment jetée
Un brin de fantaisie
Excentric, crazy, cosy, chic!

Catalogue en papier glacé
prêt à porter, prêt à rêver
catalogue en papier glacé
zéro défaut, tout est parfait
catalogue intérieur parfait
prêt à payer, à consommer

La maison d'à coté
est un peu moins coté
Une étagère en kit
le plafond qui s'effrite
de la cuisine "Bêsta"
au canapé "Vika"
intérieur ikéa
on se sent comme chez soi

Ça sent le pain grillé
Et sur la toile cirée
des tartines beurrées
quelques pages cornées
du catalogue chic excentric!

Catalogue en papier glacé
prêt à porter, prêt à rêver
catalogue en papier glacé
zéro défaut, tout est parfait
catalogue intérieur parfait
prêt à payer, à consommer

Photo de famille

Paroles et Musique: Claire Sabbagh

Un soir dans la bibliothèque
J’ai retrouvé ma valise verte
Je l’ai ouverte pour le plaisir
De farfouiller dans mes souvenirs
Je revois toutes ces petites têtes
Rassemblées pour un jour de fête
Je le revis et m’émoustille
Photo de famille

Dans cette grande allée de cyprès
Où nous courrions tous les étés
C’est ici sur l' escalier
Que nous étions tous installés
En bas à droite il y a Flora
Celle qui avait des yeux de chat
Celle qui sentait bon la vanille
Photo de famille

Là bas au fond serait-ce Colette
Un peu cachée un peu discrète ?
On ne voit d’elle qu’un bout de tête
Derrière mon père et sa casquette
Je baisse les yeux je vois ma mère
Elle attendait mon petit frère
Son ventre transformé en bille
Photo de famille

Tiens tiens me voici me voila
J’avais oublié cette robe là
Et cette coupe au bol pas de bol
On se moquait de moi à l’école
A coté de moi juste ici
C’est elle douce et très jolie
C’est ma chère cousine Camille
Photo de famille

Tous ces souvenirs toutes ces années
Ce temps que je n’ai pas vu passé
Me font sourire, je m’éparpille...

J’entends les enfants débouler
C’est le signal du dîner
Alors je range ma valise verte
Au fond de ma bibliothèque
Et descendant les escaliers
Je sens venir du rez de chaussée
Une douce odeur de vanille
Repas de famille

Trace

Paroles et Musique: Claire Sabbagh

Comme une étreinte, un baiser accroché
Comme un je t'aime qu'on voudrait décrocher
Juste une trace sur mon cœur délavé
Juste une place il est l'heure de rentrer

Comme une histoire que l'on ferme lentement
Comme une page qui s'envole dans le temps
Les dernières notes du papier ont sonné
Celles qu'on voudrait encore laisser résonner

Trésor

Paroles et Musique : Claire Sabbagh

Mon cœur tu tombes à pic, ça faisait tellement longtemps
Mon doux, mon petit sadique, tu choisis le bon moment
En fait pour dire franchement, c'est plutôt ironique
Je ne t'aime pas vraiment
Mon Doux, mon Tendre, mon Trésor ....Public!

Tu ne tournes pas autour du pot
Voire tu es bien direct
Tu as toujours le dernier mot
Moi je cherche la petite bête
Je suis prise en flagrant délit
Alors que j'appuie sur le champignon
Mes pneus crissent, je pousse un cri
J'ai loupé la limitation

Alors j'ai beau leur répéter
Je ne suis pas photogénique!
A croire qu'ils sont un peu butés
Tous ces gendarmes et tous ces flics

Sans que j'ai rien demandé
Tu m’envoies un avis
Mais que pourrais-je contester ?
Je suis allée trop vite.
On joue à chien et chat
C'est toujours toi qui gagne
Ça continue et c'est comme ça
N'en faisons pas une montagne

Alors j'ai beau leur répéter
Je ne suis pas photogénique!
A croire qu'ils sont un peu butés
Tous ces gendarmes et tous ces flics

Un Casino à ciel ouvert
Sur les trottoirs tous les 10 mètres
Des machines à sous prolifèrent
On les appelle aussi parcmètre
Machine à cash toujours tu flash
Toi et moi on joue à cache cache
Même aux feux rouges rien ne t'échappe
Tu m’attrapes !

Alors j'ai beau leur répéter
Je ne suis pas photogénique!
A croire qu'ils sont un peu butés
Tous ces gendarmes et tous ces flics

Allez finissons en
Trésor, Trésor, Trésor public!
Remettons nos compteurs à zéro
Tu me pompes, trésor public
Petite pompe à fric